L’école à la maison

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Je vais parler ici d’un enfant ayant un niveau de début primaire.

 

Les points négatifs

Ce dont j’ai pensé en premier lieu, c’est à la sociabilité. J’ai la conviction qu’au plus tôt l’enfant sera scolarisé, au plus tôt il pourra s’habituer à sociabiliser et interagir avec les autres, à communiquer et à se faire des amis. L’école peut s’avérer être un véritable tremplin pour l’enfant qui va alors apprendre à vivre en communauté, à vaincre sa timidité,… Prendre une habitude le plus tôt possible est le mieux. Si l’enfant se sociabilise dès son plus jeune âge, il aura moins de difficultés à l’avenir. (Oui je sais, un enfant scolarisé (tôt) peut quand même devenir un ado/adulte très timide et insociable, je ne dis pas le contraire.)

La responsabilité de l’enfant est aussi à prendre en compte. Un enfant scolarisé prendra l’habitude d’être livré à lui-même et aura plus de chances de devenir rapidement autonome en comparaison avec un enfant scolarisé chez lui qui sait qu’il peut toujours compter sur sa maman et/ou son papa et qui pensera donc qu’il est inutile de développer son autonomie.

L’un des autres points négatifs que j’ai pu trouver à cette méthode, outre le fait que cela demande beaucoup de temps, il faut aussi avoir pas mal de connaissances. C’est là que ça se complique d’après moi car si l’école à la maison ne demande aucun diplôme, il faut quand même avoir de bonnes connaissances sur un large panel de matières scolaires. Il est aussi possible de choisir une autre personne pour faire l’école à domicile à son enfant, et là ça serait peut-être une bonne occasion pour choisir quelqu’un qui a pas mal de connaissances. Alors évidemment, pour un enfant en primaire, inutile d’avoir le même niveau de connaissances que pour un lycéen, qu’on s’entende bien. Néanmoins, ce n’est quand même pas à prendre à la légère. Si les parents continuent l’école à la maison lorsque l’enfant aura atteint le niveau du collège, les difficultés apparaîtront certainement…

En tant que parent, faire l’école à la maison n’est pas simple. Se lancer seul d’un coup va d’autant plus se compliquer lorsqu’il s’agira de connaître le niveau de l’enfant. C’est là que l’école est intéressante puisqu’elle encadre l’enfant tout au long de l’année scolaire pour enfin déterminer si il est capable de monter au niveau supérieur ou non. L’école permet aussi et surtout un encadrement sérieux et organisé pour ne pas se perdre dans les programmes de l’éducation nationale (sachant tout de même qu’il n’est pas obligatoire pour les parents de respecter les programmes de l’éducation nationale, du moment que l’enfant maîtrise l’ensemble du socle commun c’est ok). Difficile pour un parent d’égaler cet encadrement seul à la maison…

Dernier point négatif selon moi, l’environnement. L’enfant étant chez lui, dans un environnement qu’il connait et où il a l’habitude d’être, il sera certainement facilement dissipé. Il ne prendra peut-être même pas au sérieux cette initiative et sera face à de nombreuses tentations qui le déconcentreront (télévision, jeux…).

 

 

Les points positifs

Faire l’école à la maison peut se montrer être une vraie facilité et très rassurant pour l’enfant notamment au niveau du travail et de la communication. Un enfant se plaint souvent de la grande quantité de travail qu’il a à l’école mais aussi à la maison avec les devoirs. Il arrive aussi souvent que l’enfant n’ait pas compris une leçon en classe mais n’ose pas poser des questions et demander de l’aide à son professeur par timidité ou parce que le professeur n’a pas assez de temps à lui accorder. Ce sont des raisons pour lesquelles il peut être totalement découragé et dégoûté de l’école. En revanche, si un de ses parents se charge de lui faire l’école à la maison, il pourra avoir moins de travail et plus d’aide.

C’est aussi un bon moyen pour choisir ce que l’on souhaite apprendre à l’enfant. Comme je le disais, il n’est pas obligatoire pour les parents faisant l’école à la maison de respecter les programmes de l’éducation nationale. Si ils trouvent certains thèmes pas très intéressants ou utiles, ils peuvent donc librement choisir de ne pas les apprendre à leur enfant contrairement à l’école « normale » où c’est une obligation de voir l’intégralité des programmes.

En tant que croyante de confession musulmane, je trouve que la non-mixité est un point positif de l’école à la maison. La mixité n’est pas trop un problème si l’enfant est en primaire je trouve, car à cet âge-là les garçons ne s’intéressent pas aux filles et les filles ne s’intéressent pas aux garçons, tous deux restent dans leur coin avec leurs copains/copines. Mais au collège/lycée, c’est un peu « l’âge bête » où les relations « amicales » (j’ai mon propre avis sur l’amitié fille-garçon…) et amoureuses commencent. Or, à la maison, pas de soucis à ce faire de côté-là.

Faire l’école à la maison permet d’éduquer soi-même son enfant selon ses convictions religieuses et d’éviter les professeurs qui mettent dans la tête des enfants que le Père Noël existe et qui donnent leur avis religieux aux élèves (voire l’imposent). Dans le cas d’élèves de primaire qui sont plus influençables que les plus grands, ça peut facilement les embrouiller. Pour la petite anecdote, une amie qui est en terminale m’a dit qu’une professeur a affirmé devant toute la classe qu’une femme voilée était une extrémiste. Mon amie lui a alors demandé si elle trouvait qu’une personne appliquant sa religion était extrémiste, cette dernière a fièrement répondu oui. Certes, c’était dans un lycée mais ça reste la réalité des choses aujourd’hui en France et c’est un point négatif qui n’existerait donc pas si on scolarisait un enfant chez lui.

 

 

Faire l’école à la maison à mon enfant ?

Si Dieu m’accorde des enfants lorsque je serais mariée, est-ce que je pourrais moi-même faire l’école à la maison ?

Je ne pourrais pas répondre à la question puisque je pense que cette décision dépend de tout un tas de choses (l’enfant, le temps, le travail, l’avis du mari, l’argent,…). Mais je pense que ça ne me dérangerait pas. Ca me permettrait de faire des journées d’apprentissage bien organisées du genre une demi-journée pour l’école et une demi-journée pour la religion (la fille qui s’imagine déjà…). Cependant, comme je l’ai dit ça dépend de plein de choses alors je ne peux pas donner une réponse définitive sur la question.

 

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4 Replies to “L’école à la maison”

  1. Pour les points négatifs, je suis d’accord avec toi sauf concernant la responsabilité. Les parents qui font l’école à la maison laissent, je crois, plus facilement des responsabilités aux enfants car ceux-ci le demandent et ces parents sont souvent plus à l’écoute du développement de l’enfant.
    Pour les points positifs, je suis plus nuancée. Tu parles de choisir ce que l’enfant apprend. Ce n’est pas le cas : chaque année (depuis peu), un enseignant vient vérifier les progrès de l’enfant et s’assurer qu’il a les connaissances des élèves de son âge. Tu devras donc appliquer le programme mais tu auras le choix de la manière dont l’enseigner -bref comme un prof.
    Concernant la non-mixité, ok. Mais je ne pense pas que ce soit la solution car pendant de nombreux siècles c’était ainsi et cela n’a pas empêché les femmes d’être convoité par les hommes et surtout elles étaient moins armées face à ces situations.;Par contre, si tu penses encore que les romances commencent seulement au collège, je te conseille de faire un tour dans une classe de CM1/CM2.
    Tu estimes que les professeurs peuvent mettre des fausses idées dans la tête de leurs élèves. Je te répondrais que les parents le font bien davantage car l’enfant reste avec eux de sa naissance à sa majorité. Pour le père Noël, chaque parent décide de sa façon de l’aborder avec son enfant mais un autre peut avoir un avis différent. L’enseignant doit penser à tous les enfants et pas un seul. Parler du père Noël à ton futur enfant ne posera pas problème si tu lui as expliqué ta vision des choses en lui rappelant de respecter la croyance de ses camarades. Concernant le vécu de ton amie, je dirais que l’enseignant est un être humain avec des convictions personnelles. Oui il a un devoir de neutralité, mais comme tout humain il peut parler plus vite que sa pensée. Ensuite, je dirais que l’islam est malheureusement une religion qui est critiquée sans être réellement connue. Je pense que les propos prononcés sont dû à des associations d’idées évoquées dans les médias. Il faut donc prendre une certaine distance. Par ailleurs, je rappellerai que les religions sont étudiées en cours dans leur aspect historique et non religieux. La culture religieuse reste à l’entière responsabilité des parents.

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    1. Oui, je m’étais renseignée quant au fait qu’il faut suivre le programme car cela est sérieusement vérifié par la suite. Ce que je voulais dire à travers mes propros c’est que le parent peut « modifier » (si je puis dire) certaines choses pour les adapter aux convictions religieuses et aux difficultés de l’enfant en question. Tout en continuant à suivre le programme bien sûr.

      Concernant ta réaction au fait que les professeurs peuvent mettre des choses dans la tête des enfants, d’accord les parents peuvent le faire aussi. Mais dans ce contexte-ci, je parlais de la religion en particulier. Dans ce cas-là, seul le professeur peut « égarer » l’enfant et lui faire croire des choses contraires à la religion.

      Je pense quant à moi que même si le professeur est bien entendu un humain et qu’il peut fauter, rien ne peut excuser un comportement comme celui qu’à eu le professeur dont je parle en exemple avec mon amie. Il est là pour apprendre des choses à des élèves selon un programme précis, pas pour donner son avis sur une religion. D’autant plus qu’il n’en a pas le droit.
      Je peux comprendre que ses propos ont été faussés par ce que disent les médias. Si il avait dit ça dans un autre cadre ça ne m’aurait pas dérangé parce que je m’en fiche, je sais qu’il a été inconsciemment manipulé et voilà. C’est le contexte d’une salle de classe qui me gêne profondément pour les raisons que j’ai précédemment évoquées.

      Merci pour ton commentaire !

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      1. Je suis relativement d’accord avec toi. Mais cela est dû à une conviction personnelle. Tu dis qu’un professeur peut « égarer » un enfant par rapport à la religion. Oui, il lui proposera sans doute une autre vision des choses. Mais selon moi, il est préférable de laisser choisir l’enfant/l’adolescent sa religion. Personnellement, je pense apprendre à mes futurs enfants les bases de plusieurs croyances et les laisser choisir. S’ils souhaitent en savoir plus, je les inscrirai à des cours (type catéchisme). Je pense que cela est mieux que les éduquer dans une seule religion/mode de pensée car dans ce cas ils risquent de la rejeter à l’adolescence s’ils sont déçus par certains points. C’est ce que j’ai vécu. Lors des cours de latin, j’ai remarqué plusieurs similitudes avec ma connaissance de la Bible (catholique) et j’ai remis en question de nombreuses choses. Aujourd’hui, je me considère comme une chrétienne non pratiquante. Je crois en l’existence possible de Dieu mais je doute de la véracité de certains textes et trouve dommage que l’Eglise n’évolue pas assez avec la société.

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      2. Bien sûr, il faut laisser choisir l’enfant. Mais ça me semble logique de l’éduquer selon sa propre religion puisqu’on a forcément envie qu’il soit dans le droit chemin. Après je peux comprendre ton point de vue.

        Aimé par 1 personne

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